Engageons-nous vers une économie « décarbonée »

« Nous assumons l’augmentation de la taxe carbone (…) Il faut se donner les moyens de la transition écologique » Edouard Philippe.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus ignorer l’impact écologique de nos modes de vies sur notre environnement et les conséquences que cela entraîne (hausse des températures, fontes des glaces…). Notre mode de vie, à moyen et long terme n’est plus pérenne s’il ne l’a jamais été. En ce sens, nous devons assumer la responsabilité de l’automobile dans ces changements climatiques et les impacts sur notre santé (pollutions aux particules fines).

L’environnement est au cœur de la politique gouvernementale et de notre majorité. C’est une politique globale et cohérente dont il faut redonner l’ensemble des composantes.

Alors, oui, le prix des carburants augmente mais ce n’est pas seulement à cause de la hausse de la fiscalité. Le prix du pétrole a déjà augmenté depuis 2017, passant de 58 dollars le baril à 76 dollars aujourd’hui (+ 31 %). Nous l’avons vécu à plusieurs reprises depuis la fin des années 1970 et souvenons-nous de l’année 2014 où le baril de pétrole avait dépassé les 100 dollars le baril, ce qui avait entraîné une très forte hausse des prix des carburants et du fioul domestique. Je livre aussi à votre réflexion l’observation récente de l’économiste Yves Crozet, président du think tank de l’Union routière de France, association qui défend tous les métiers de la route (sociétés autoroutières, pétrolières, BTP, constructeurs automobiles) : « contrairement à l’idée reçue, le prix de l’essence n’arrête pas de baisser. On pouvait acheter 3 litres avec le salaire d’une heure de SMIC en 1973, et on peut en acquérir 6 aujourd’hui ».

Ce n’est pas une ressource inépuisable, son prix va encore augmenter à cause de sa raréfaction. Nous devons donc nous engager encore plus dans la transition écologique et progresser vers une économie « décarbonée »

C’est pourquoi nous avons augmenté la composante carbone dans la TICPE (taxe intérieure de consommation des produits énergétiques). Cela représente 2,9 centimes d’euro par litre d’essence et 6,4 centimes d’euro par litre de diesel (TVA comprise). Le reste de l’augmentation que nous constatons tous (vous comme moi) est dû à l’augmentation de la matière première pétrole.

J’ai entendu parler de « cagnotte », rien n’est plus faux. En 2019, 7,2 milliards d’euros seront versés aux comptes d’affectation spéciale « transition énergétique » qui vise notamment à financer les énergies renouvelables. L’Etat finance aussi nombre de mesures et dispositifs en matière d’environnement, de transition énergétique et d’actions pour le climat (crédit d’impôts Eco-PTZ, crédit d’impôt pour la transition énergétique, financement des rénovations thermiques de logements par le biais de l’Agence nationale de l’habitat).

Il accompagne également les ménages face à la hausse des coûts des carburants et de l’énergie et les soutient dans la transition énergétique. Pour ce faire, la prime à la conversion automobile a été renforcée et étendue à tous les Français sans condition de ressources. Cela concerne l’achat de véhicule neufs comme d’occasions et son montant peut aller jusqu’à 4000 €. En 2018, cela bénéficie à 250 000 personnes et représente 380 millions de budget (70 % des bénéficiaires sont non imposables et 95 % habitent hors Ile de France). De plus, l’ATP (aide aux transports aux particuliers) est étendue et défiscalisée.

Aujourd’hui, la taxe carbone est en place dans plusieurs pays européens et fonctionne. Prenons l’exemple de la Suède qui a transformé ses modes de consommation (électricité plus verte, biomasse, véhicule plus « propre »…), a diminué ses émissions de gaz à effet de serre et en même temps connu une augmentation de sa croissance économique.

Nous construisons les bases d’un modèle moins énergivore, qui préserve les ressources naturelles de notre planète, qui innove pour une économie plus verte car mesures écologiques et dynamisme économique sont des notions compatibles.